Exposition au Musée Carnavalet (15 avril – 23 août 2026)

C’est une plongée dans le « Grand siècle » auquel nous invite en ce moment le Musée Carnavalet de Paris en compagnie de la célèbre Madame de Sévigné. L’exposition permet au visiteur de retracer le parcours d’une femme au destin peu commun qui fréquenta de près ou de loin les grands noms de son temps : Corneille, Racine, Molière, La Rochefoucauld… Epistolière de génie, la Marquise est elle aussi entrée dans la postérité.
Madame de Sévigné, qui fut très tôt orpheline, perd aussi son mari Henri de Sevigné de façon précoce. La liberté et l’indépendance vont donc être indissociables de son parcours de femme et d’écrivaine. Son époque est marquée par l’éclosion de nombreux salons littéraires que marquent de leur empreinte plusieurs « femmes fortes » : Madame de La Fayette, Madame de Scudéry, Madame de Rambouillet. Madame de Sévigné y est louée pour son intelligence, sa joie de vivre, sa beauté. De longues et profondes amitiés se forgent dans ces cénacles littéraires. Madame de Sévigné y rencontre par exemple Françoise d’Aubigné, future Marquise de Maintenon.
Toute sa vie, la Marquise ne cessa d’écrire. Son impressionnante correspondance fit d’elle une femme de lettres. Elle correspond bien sûr avec sa fille Françoise, partie dans le sud de la France. Mais la correspondance est aussi l’occasion pour la Marquise de décrire les grands événements de son temps (La Fronde, le procès de Fouquet, l’affaire des Poisons…). L’exposition rend bien compte de sa position de témoin privilégié, elle qui connaît beaucoup de monde et qui approche parfois de très près le Roi.
Son style fait l’admiration et sa correspondance est éditée quelques années après sa mort. La Marquise laisse une empreinte durable dans l’histoire de la littérature française mais aussi dans la culture populaire. Il est amusant de voir que le patronyme Sévigné fut accolé à des magasins de luxe, à des marques de papier à lettres mais aussi de camembert. De nombreuses écoles ou collèges portent aussi son nom, notamment dans les endroits où elle séjourna, comme Bretagne ou dans le sud de la France.
Une lecture parfaite pour compléter la visite de l’exposition : « Madame de Sévigné » de Stéphane Maltère, éditions Folio.






















