
Dans le très joli Musée de la Vie romantique de Paris est exposé jusqu’au 10 septembre 2023 le travail de Françoise Pétrovitch. Elle a conçu spécialement pour le musée une quarantaine d’oeuvres inédites (peintures, dessins, sculpures). « Aimer. Rompre » est le titre donné à cette exposition qui investit les différents espaces du musée en s’y intégrant à merveille.
Une vidéo d’une quinzaine de minutes, dès le début de l’exposition, permet au visiteur de mieux connaître cette artiste plasticienne et de l’observer dans son travail. C’est vraiment très intéressant de voir Françoise Pétrovitch manier son pinceau imbibé d’encre ou de peinture, de la regarder construire ses toiles. L’écouter aussi parler de ses sources d’inspiration. Elle évoque le thème de l’île et évoque celle sur laquelle Jean-Jacques Rousseau, précurseur du Romantisme, fut inhumé à Ermenonville. Plusieurs toiles représentent cette île, ce monde à part, entre deux eaux… Son travail parle aussi des liens entre les êtres. Les liens créés à l’adolescence sont ceux qui l’inspirent particulièrement. Période charnière, entre-deux, l’adolescence est faite de rencontres, de rapprochements, d’éloignements… J’ai trouvé ces toiles, réalisées en très grand format, particulièrement émouvantes. Pratiquement tous les personnages représentés , filles, garçons, ferment les yeux. On a cette impression diffuse d’avoir accès à leur intériorité.
J’ai été vraiment charmé par cette exposition. Françoise Pétrovitch est une artiste que je ne connaissais pas mais dont le travail a touché quelque chose de profond en moi. Les mystères de la création artistique…
Le site du musée : Françoise Pétrovitch. Aimer. Rompre
