

« Gatzby le magnifique » et « Sur les rives de l’Hudson » : c’est un grand plaisir de se plonger dans ces deux livres qui ont beaucoup de points communs. C’est tout d’abord New York qui est à l’honneur, la ville de tous les possibles et aussi celle des plus grandes désillusions. Les différents personnages évoluent dans une société dans laquelle la réussite économique, l’accumulation de richesses et la recherche de la renommée sont les maîtres-mots. Le succès, par tous les moyens ou presque, est l’objectif à atteindre. Certains réussissent brillamment, d’autres pas. Mais qu’en est-il de l’amour ?
« Gatzby le magnifique » est un livre étonnant car son personnage principal est très mystérieux. Il possède une gigantesque demeure sur les bords de l’Hudson qui accueille régulièrement des fêtards venus en nombre de New-York. Ces derniers profitent sans vergogne du luxe mis à disposition lors de soirées mémorables qui finissent souvent très tard. Mais quelles sont les motivations profondes de Gatzby ? Comment a t-il accumulé une telle richesse et qu’est-ce qui explique cette débauche de moyens ? C’est à travers les yeux de son voisin (le narrateur), nouvellement installé, que le lecteur découvre petit à petit la complexité du personnage. Au coeur du récit, un amour impossible dans l’Amérique post Première Guerre Mondiale. J’ai adoré le style de Fitzgerald et les surprises du récit.
Avec Edith Warthon, c’est la gloire littéraire qui est coeur des préoccupations du jeune héros nommé Vance Weston. A 19 ans, il quitte le cocon familial pour se rapprocher de New York, une ville qui le fascine. Les rêves pleins la tête, il tente de survivre malgré les nombreuses difficultés qui se présentent devant lui. Face aux contingences du quotidien, aux difficultés financières qui s’accumulent, il est bien difficile pour Vance de vivre de sa plume. Edith Wharton décrit très bien l’enfermement du personnage qui aspire à devenir un grand écrivain mais que la vie n’épargne pas. Comme dans Gatzby, il est question d’un amour déçu. Dans les deux livres, le regard porté sur le sort des femmes (souvent contraintes de se marier par intérêt) est très intéressant.