The Brutalist

3h34 ! La durée donne le vertige, mais l’expérience vaut le détour. L’entracte, très agréable, fait partie du charme du film et permet de savourer jusqu’à la dernière seconde cette fresque cinématographique maîtrisée de bout en bout !

Les thèmes abordés par Brady Corbet sont nombreux et passionnants : le déracinement, la survie après un traumatisme, la force des liens familiaux… L’architecture bien sûr comme le titre l’indique.

Tout commence dans l’immédiat après-guerre. Laszlo Toth, architecte hongrois de confession juive, fuit l’Europe et débarque à New York après avoir survécu au nazisme. Il est accueilli par Attila son cousin installé aux Etats-Unis depuis plusieurs années. C’est une renaissance après l’horreur des camps, la persécution. Toutefois, il a laissé derrière lui sa femme et sa nièce. Les retrouvera t-il un jour ? A Philadelphie, il fait la connaissance d’un riche avocat qui le remet en selle et lui permet de renouer avec son métier et sa passion. Il se lance dans un chantier titanesque avec pour objectif la construction d’un lieu unique en son genre. La démesure du projet est à l’image des souffrances vécues. L’architecture comme témoignage et exutoire…

Le film est superbe. On ne s’ennuie pas une seconde notamment grâce à l’interprétation habitée d’Adrien Brody qui va sans doute recevoir une pluie de récompenses pour ce rôle magnifique. Laszlo Toth est un survivant qui redémarre une vie à zéro loin de chez lui, loin des personnes qu’il aime. Ce qui est bouleversant c’est qu’il continue de subir le rejet, d’être humilié. Difficile de trouver sa place sans renier ses origines, sa culture. Le film écorne le mythe du rêve américain et permet de toucher du doigt la violence sous-jacente qui mine le pays.

« The Brutalist », magnifique titre au sens multiple. La brutalité de l’Histoire, de la vie, des sentiments. C’est aussi la beauté brute des bâtiments et des constructions magnifiquement mise à l’honneur dans ce film mémorable.

4 commentaires sur “The Brutalist

  1. Mémorable, il n’y a pas à dire. On en sort chamboulé, pour ne pas dire renversé. Brady Corbet propose un récit puissant et nous offre des images incroyables malgré un budget pourtant limité au regard de l’ampleur du projet. Cela le rend plus grand encore, je crois.

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